Tout savoir sur la Taxe Annuelle sur les Surfaces de Stationnement (TASS)
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La Taxe Annuelle sur les Surfaces de Stationnement (TASS) reste l’une des obligations fiscales les moins bien maîtrisées par les foncières et les entreprises franciliennes. Pourtant, une erreur de déclaration peut coûter cher. Oubli, mauvaise délimitation des surfaces, exonération ignorée : les pièges sont nombreux. Des solutions comme Alfons, développée par Loré, permettent aujourd’hui de piloter ces obligations fiscales avec rigueur et sans stress. Avant de vous en parler, commençons par les fondamentaux.
Qu’est-ce que la Taxe Annuelle sur les Surfaces de Stationnement (TASS) ?
Définition et base légale
La TASS est une taxe additionnelle régionale. Elle s’applique exclusivement en Île-de-France. Son fondement légal figure à l’article 1599 quater C du Code général des impôts. L’article 77 de la loi de finances pour 2015 l’a instaurée
Son objectif : financer la modernisation et l’extension du réseau de transport en commun francilien.La région Île-de-France affecte directement le produit de la taxe à son budget d’investissement.
Cette taxe, ne s’applique pas de façon autonome. Elle complète la Taxe sur les Bureaux (TSB) prévue à l’article 231 ter du CGI. En pratique, la TASS concerne uniquement les surfaces de stationnement entrant dans le champ de la TSB.
Différence entre TSB et TASS
La TSB (Taxe sur les Bureaux) touche les locaux à usage de bureaux, commerciaux, de stockage et les surfaces de stationnement. La TASS, elle, est une taxe supplémentaire qui s’applique uniquement aux surfaces de stationnement situées en Île-de-France. Les deux taxes font l’objet de déclarations distinctes et de formulaires séparés.
Qui est concerné par la TASS ?
Les redevables de la TASS
Quelles surfaces sont imposables ?
Les surfaces taxables sont les places de stationnement de 500 m² et plus, couvertes ou non, destinées au stationnement de véhicules et non intégrées topographiquement à un établissement de production.
Attention : le seuil de 500 m² ne constitue pas une franchise. Dès que ce seuil est atteint, la totalité de la surface est taxée dès le premier mètre carré.
Pour calculer ce seuil, l’administration regroupe toutes les surfaces de même nature détenues par un même propriétaire à une même adresse ou dans un même groupement topographique.
Les exonérations à connaître
Certaines surfaces échappent à la TASS. C’est le cas des surfaces situées en Zone Franche Urbaine (ZFU). Ou encore des surfaces appartenant à des fondations et associations reconnues d’utilité publique et utilisées pour leur activité. Mais aussi des surfaces rattachées à des établissements publics d’enseignement du premier et second degré, et établissements privés sous contrat avec l’État. C’est enfin le cas des surfaces inférieures à 500 m² pour un même propriétaire à une même adresse.
Depuis la loi de finances pour 2025, une nouvelle exonération existe : les locaux professionnels transformés en logements bénéficient d’une exemption temporaire, sous réserve d’un engagement de réaliser les travaux dans les quatre ans. Le non-respect de cet engagement entraîne une majoration de 25 %.
Comment se calcule la TASS ?
La formule de calcul
Le calcul est simple en apparence. TASS = Surface imposable (m²) × Tarif applicable (€/m²). Mais la complexité réside dans la détermination correcte de la surface et dans l’identification de la bonne circonscription tarifaire.
Les trois circonscriptions tarifaires (tarifs 2026)
Le barème s’articule autour de trois zones géographiques aux tarifs distincts. Réactualisés chaque année en fonction de l’indice des prix à la consommation (IPC, hors tabac), les montants s’établissent pour 2026 de la manière suivante :
💡 À noter : Certaines communes éligibles à la dotation de solidarité urbaine (DSU-CS) bénéficient d’une réduction tarifaire de 10 % sur ces montants.
À noter : certaines communes éligibles à la dotation de solidarité urbaine (DSU-CS) bénéficient d’une réduction tarifaire de 10 %.
Qu’est-ce qui est effectivement taxable dans un parking ?
Un arrêt du Conseil d’État de 2025 a précisé la portée exacte de la TASS. Seuls les emplacements de stationnement sont taxables. Les voies de circulation et les rampes d’accès en sont explicitement exclues. Cette jurisprudence a une portée concrète : dans une affaire parisienne, l’administration avait porté la surface taxable de 2 772 m² à 6 703 m². Le Conseil d’État a rappelé que la taxe ne vise que les surfaces directement destinées à recevoir les véhicules.
Comment déclarer et payer la TASS ?
La déclaration spontanée : un principe fondamental
La TASS est une taxe déclarative. L’administration fiscale n’envoie pas d’avis d’imposition. C’est le redevable qui doit calculer et payer spontanément le montant dû.
Le formulaire à utiliser est le n° 6705-TS-SD (CERFA n° 15306).
La date limite : avant le 1er mars
La déclaration et le paiement doivent être transmis avant le 1er mars de chaque année au centre des finances publiques du lieu où se trouvent les locaux imposables. Si les locaux se situent dans des communes ou arrondissements différents, une déclaration distincte est requise pour chacun.
Les entreprises relevant de la Direction des Grandes Entreprises (DGE) et ayant opté pour le paiement centralisé effectuent leurs démarches auprès du comptable de ce service.
Quelles sanctions en cas d’oubli ou d’erreur ?
En cas d’absence ou de retard de déclaration, le CGI prévoit des intérêts de retard et une majoration de 5 % (article 1731 du CGI). En cas de transformation non réalisée dans les délais, majoration de 25 % sur la taxe exonérée. Ces pénalités peuvent s’accumuler sur plusieurs années si l’erreur n’est pas détectée rapidement.
Les erreurs fréquentes qui coûtent cher
Une taxe sous-estimée, et souvent mal appliquée
La jurisprudence récente à surveiller
Le Conseil d’État a confirmé en 2024 que les parkings soumis à la TSS avant 2019 ne peuvent pas bénéficier des abattements dégressifs instaurés pour certaines surfaces commerciales. Cette décision rappelle que la TASS est un dispositif complémentaire à la TSB, et non autonome. Jouer sur des mécanismes d’atténuation applicables à d’autres taxes peut donc conduire à des contentieux coûteux.
Digitalisation et accompagnement : comment éviter les mauvaises surprises ?
Pourquoi la complexité de la TASS appelle des outils dédiés
La TASS concentre plusieurs facteurs de risque. Parmi eux, déclaration spontanée, les tarifs réactualisés chaque année, les règles de périmètre évoluant selon la jurisprudence, et la multiplicité des sites pour les grandes foncières. Dans ce contexte, la gestion manuelle et ponctuelle atteint ses limites.
La digitalisation des processus fiscaux patrimoniaux permet de réduire significativement les risques d’oubli ou de surcoût. Elle apporte un suivi automatisé des échéances, une mise à jour des tarifs par circonscription à chaque exercice, une traçabilité des déclarations multi-sites, une détection des anomalies sur les bases de calcul.
Sécurisez vos taxes avec Alfons
Pour les entreprises et foncières qui gèrent un patrimoine immobilier en Île-de-France, l’enjeu dépasse largement le cadre d’une simple déclaration annuelle isolée. Il s’agit de piloter un véritable écosystème d’obligations fiscales locales interconnectées (TSB, TASS, Taxes Foncières), ce qui soulève un triple défi :
- Le coût de la double imposition (TSB et TASS) : Vos surfaces de stationnement sont frappées deux fois. Elles doivent être déclarées à la fois pour la TSB et pour la TASS. La moindre erreur d’évaluation ou d’affectation se paie donc au prix fort, sur deux tableaux différents. Une précision chirurgicale est indispensable.
- L’impératif de cohérence avec la Taxe Foncière : Ces mêmes aires de stationnement figurent également dans vos déclarations de taxe foncière. L’administration fiscale croise de plus en plus ces données. Avoir une vision globale et consolidée de ce qui est déclaré sur l’ensemble de votre patrimoine n’est plus une option pour éviter les redressements.
- Le piège des règles de calcul divergentes : Attention, « cohérence » ne veut pas dire « copier-coller ». En effet, les surfaces ne se calculent pas toujours de la même façon selon la taxe. En revanche, la récente exclusion des rampes d’accès en TASS ne s’applique pas forcément aux règles de la taxe foncière.
💡 À lire aussi : Comment gérer la refacturation de la taxe foncière sans risque fiscal ? Retrouvez toutes les règles applicables et les points de vigilance pour les bailleurs dans notre article complet : [Refacturation de la taxe foncière : TVA ou pas ? Focus parking et garage]
Comment sécuriser durablement vos déclarations ?
🔍 Pour aller plus loin : La fiscalité des aires de stationnement ne s’arrête pas à la TASS (TVA sur les loyers, refacturation…). Retrouvez toutes les bonnes pratiques dans notre [Guide complet : maîtriser la gestion fiscale des parkings immobiliers]
Ce qui change en 2025-2026
Les évolutions à intégrer
L’actualité récente de la TASS impose une vigilance accrue sur plusieurs points clés. Tout d’abord, les tarifs 2026 revalorisés s’établissent désormais à 5,05 €, 2,93 € et 1,49 €/m². En parallèle, la loi de finances 2025 introduit une exonération temporaire pour la transformation de locaux en logements (sous réserve de travaux dans les 4 ans), tandis qu’une jurisprudence de 2025 exclut définitivement les rampes et voies de circulation de l’assiette taxable.
Enfin, il faut noter que l’arrêté du 28 novembre 2024 redessine l’unité urbaine de Paris, modifiant par conséquent certaines circonscriptions. Ces zones évoluent chaque année et diffèrent parfois de celles de la TSB, une complexité souvent mal maîtrisée. Pour sécuriser vos calculs, Loré intègre directement le fichier officiel et les grilles mis à jour par le bureau TAB de la DGFIP.
Conclusion
La Taxe Annuelle sur les Surfaces de Stationnement est une obligation fiscale sérieuse. Elle concerne un périmètre précis, obéit à des règles techniques fines, et évolue chaque année. Pour les foncières et les entreprises franciliennes, la maîtriser n’est pas optionnel.
Bien calculée, bien déclarée, bien suivie, la TASS peut même révéler des opportunités d’optimisation fiscale légale : exonérations méconnues, surfaces surévaluées, circonscriptions mal affectées. La clé, c’est la rigueur et la régularité du suivi.
FAQ – Questions fréquentes sur la TASS
Non. La TASS s’applique exclusivement en Île-de-France. Elle est perçue au profit de la région et finance les investissements en transports en commun.
Le seuil est fixé à 500 m². Ce seuil ne constitue pas une franchise : dès qu’il est atteint, la totalité de la surface est taxée dès le premier mètre carré. Pour calculer ce seuil, l’administration regroupe toutes les surfaces de même nature détenues par un même propriétaire à une même adresse ou dans un même groupement topographique. Si votre patrimoine est composé d’actifs tertiaires, les règles déclaratives et les critères d’assujettissement demandent une rigueur absolue. Pour faire le point sur ces règles, consultez notre guide : [Fiscalité des parkings : Comment les déclarer pour des locaux commerciaux ?]
Il existe trois circonscriptions : Paris et Hauts-de-Seine (1ère), communes de l’unité urbaine de Paris hors Paris et 92 (2ème), autres communes d’Île-de-France (3ème). La liste des communes a été mise à jour par arrêté du 28 novembre 2024.
Non. Le Conseil d’État a précisé en 2025 que seuls les emplacements de stationnement proprement dits entrent dans l’assiette de la TASS. Les voies de circulation et rampes
Aucun avis d’imposition n’est envoyé pour la TASS. Si vous ne recevez pas de formulaire pré-identifié, vous devez utiliser le formulaire n° 6705-TS-SD, disponible sur impots.gouv.fr.
La déclaration et le paiement doivent être effectués avant le 1er mars de chaque année. En 2026, ce délai a été reporté au 2 mars (le 28 février étant un samedi).
Oui, si la surface dépasse 500 m² et que le bien entre dans le champ de la TSB. La TASS s’applique aux parkings annexés aux immeubles de bureaux, commerciaux ou de stockage.
Oui. Certaines communes bénéficient d’une réduction de 10 % sur les tarifs, sous réserve d’être éligibles à la dotation de solidarité urbaine (DSU-CS) et au fonds de solidarité des communes d’Île-de-France.
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